-DEMENAGEMENT D'UN BAC RECIFAL.

Publié le par aquaclub59.over-blog.com

 

 

 

 Chronique de Thierry Blanquart.        Février 2012

 

 

Bonjour chers adhérents,

 

  Afin de partager mon expérience , acquise lors du déménagement  de mon

aquarium récifal de Villeneuve d’Ascq à Roubaix, , J-P FASSIN m’a demandé de

faire une chronique sur cette opèrationparticulière, qui nécessite réflexion et

préparation minutieuse. Comme certain le savent, je suis un aquariophile récifal,

ce qui signifie que le bac contient de l’eau de mer avec une population des récifs

coralliens.

Il s’agit d’un bac de 220 L brut (cube de 60 cm de côté) sur meuble comprenant

en dessous une décante de 40 L. Il y a aussi environ 50 kg de roches vivantes

parmi lesquelles les coraux, qui sont fixés ou justes posés.

 

 En voici une photo ancienne.

 

Chronique-ThierryB-01.jpg

On y trouvera donc des coraux

vivants

(Coraux Durs à petits ou à grands

Polypes, des

Coraux mous) ,

des Gorgones,

des Anémones

des Cérianthes,

Etoiles de mer,

Holothuries,

Limaces de mer,

Escargots, les Crustacés

de types Crevettes,

Crabes, Bernard l’hermite),

et puis il y a enfin les poissons.

 

Tout ce joli monde rend la gestion beaucoup plus compliquée qu’en eau douce

et avant tout, la gestion de l’azote, qui s’accumule dans l’eau sous forme de

nitrates, car en eau de mer on n’a pas les plantes pour fixer cet azote.

 

Photos plus rescentes:

Chronique-ThierryB-03.jpg Chronique-ThierryB-02

 

Tout cela pour dire que l’installation d’un bac marin est beaucoup plus

compliquée et longue avant d’arriver à un équilibre biologique stable.

On n’introduira pas les coraux les plus fragiles ou les poissons avant

2 mois, et même 3mois.

 

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LES PREPARATIFS DU DEMENAGEMENT.

 

2 mois avant mon déménagement (15 km), j'ai pu bénéficier d'un aquarium de

transit de quelques 350 Litres installé au club.
   Super! J'allai donc pouvoir anticiper et éviter des pertes dans mon récifal

de 250L bounce .   J'ai donc ramené, un peu à la fois au cours de changements d'eau

plus fréquents, l'eau de vidange pour préparer ce bac de transit, ainsi que des

pierres vivantes que j'avais en grande quantité (50kg). Egalement des

détritivores, des algues, dont caulerpes et des pieds d'algues rouges.

Ceci durant 3 semaines environ.

   J'ai ramené également un filtre intérieur qui tournait sur le bac source. 

Tout allait bien question paramètres (densité, nitrates, nitrites, Ca, Mg,

Ph, etc...) et quelques jours avant le déménagement, je ramenais en plusieurs

fois, la plupart de ce que j'avais encore

à la maison comme poissons, coraux mous, durs, Gorgones, étoiles, lysmata,

etc... Les paramètres biologiques de l'eau semblant stables au vu des analyses

réalisées régulièrement ...

   Et j'ai voulu ramener le sable 'vivant"du fond de mon bac-source qui tournait

encore. Je l'ai donc prélevé avec précaution pour ramener microfaune et

bactéries pour le bon équilibre biologique du bac de transit, dans lequel je

répands ce précieux sable, si vivant, entre les coraux et les P.V...

 
   Je reviens pour y terminer ce premier transfert, lors de la permanence

d'ouverture du club suivante, donc 3 jours plus tard et dès mon arrivée,

Christèle, arrivée quelques minutes avant moi,  "m'accueille" le visage grâve

"Thierry , tes poissons sont tous morts"...  

Je crois à une mauvaise blague, car ça ne peut être que ça, bien sûr...?

   Mais non, il ne restait plus qu'un sphaeramia, un Chromis Viridis,  le reste était

décimé... 2 chirurgiens de belles tailles Hépatus et Flavescens, ainsi qu'un

Siganus Vulpinus assez grand également, Centropyge, Hexataenia, labre

dimidiatus, demoixselles, un Premnas (clown) , un mandarin, Etc;;; Il y avait de

quoi pleurer,  j'étais anéanti... et j'arrivais avec des ophiures et un Anampse

Meleadris venant du bac source que j'avais vidé...


   J'ai mis rapidement ces animaux dans la décante (150 Litres) du grand bac

marin de 720 Litres, et on a essayé d'attrapper ce qui restait de vivant dans ce

mouroir de 350 L de transit...

   Que c'était il donc passé...? Après réflexion, Jéan-Pierre FASSIN m'a éclairé,

voilà l'erreur commise:

   Le sable n'étant pas irrigué, et faute d'ophiureds et autres étoiles de mer

actives, il s'y forme des poches dans lesquelles s'accumulent, malgrè l'action des

détritivores des résidus organiques (restes de nourriture, cadavres non retrouvés.

  Et comme ces poches sont stables, ça fermente allègrement, sans réelle

pollution dans le reste du bac...

En versant dans le bac de transit ce sable que je n'avais pas pris soin de

rincer avec l'eau du "vieux" bac source, j'ai libéré une maxi dose d'azote

organique que les bactéries de ce 'jeune" bac n'ont pu recycler, et presque tout a

été décimé par une poussée d'ammoniac, sans doute dans les 12 premières

heures..., alors en venant 3 jours après... affraid

Ce sable "vivant" a donc tué ma population... Même à près de 55 ans, c'est une

sacré claque que j'ai reçu là au moral... Sad

   Je remercie particulièrement Christèle pour son aide particulièrement active à

ces moments difficiles où je ne me suis sans aucun doute pas montré à la

hauteur...


   Donc pensez à toujour rincer avec l'eau du bac un sable" vivant que vous

souhaitez transférer dans un nouveau bac, sinon le remède sera pire que je mal.

 

Un déménagement représente donc un très gros problème, surtout si on est

obligé de le gérer en quelques heures.

 

  Je suis en train de démarrer un test sur la gamme DAPHBIO, et je publierai un

billet dessus quand il sera suffisamment approvisionné ...

 

 

Bien cordialement

           Thierry BLANQUART
 

Publié dans ASTUCE EAU DE MER

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